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Bullmastiff : caractère, prix, gabarit, santé et éducation du chien de garde

24 juillet 2026 0 Commentaire

Impressionnant, massif, mais d'une douceur déconcertante avec les siens : le Bullmastiff est l'un des plus fascinants chiens de garde au monde. Derrière son gabarit imposant et son air sérieux se cache un compagnon profondément attaché à sa famille, calme et équilibré. Conçu à l'origine pour intercepter les intrus sans les blesser, ce molosse britannique conjugue puissance et sang-froid comme peu de races. Dans ce guide complet du Bullmastiff, nous passons en revue son origine, son standard, son caractère de chien de garde, son gabarit et son poids, sa santé (dysplasie, espérance de vie), l'éducation du chiot, la question de la bave, l'alimentation, ainsi que le prix et le budget à prévoir.

Bullmastiff adulte fauve au masque noir debout dans un jardin

Origine et histoire du Bullmastiff

Molosse bringé à la lisière d'un domaine anglais brumeux, au crépuscule
Le « chien de nuit du garde-chasse » : la robe sombre servait à se fondre dans l'obscurité.

Le Bullmastiff est une race relativement récente, née en Angleterre au XIXe siècle. Il résulte d'un croisement réfléchi entre le Mastiff anglais (environ 60 %) et le Bulldog (environ 40 %). L'objectif ? Créer le compagnon idéal des gardes-chasses, chargés de protéger les grands domaines contre les braconniers.

Ce chien devait être assez rapide et courageux pour rattraper un intrus, assez puissant pour le maîtriser, mais surtout assez maître de lui pour l'immobiliser au sol sans le mordre gravement. On surnommait d'ailleurs la race le « Gamekeeper's Night Dog », le chien de nuit du garde-chasse. Sa robe sombre (bringrée notamment) lui permettait de se fondre dans l'obscurité.

Le Kennel Club britannique reconnaît officiellement la race en 1924. Depuis, le Bullmastiff a troqué son rôle de garde-chasse contre celui de chien de garde familial et de compagnie, où son tempérament équilibré fait merveille.

Chiot Bullmastiff assis sur l'herbe verte dans un jardin ensoleille

Standard et gabarit : un molosse tout en puissance

Bullmastiff fauve de profil, aplombs posés, masque noir visible
Le standard se lit de profil : puissance ramassée, tête carrée, masque noir obligatoire.

Le standard du Bullmastiff (standard FCI n°157) décrit un chien puissant, symmétrique et solidement charpenté, sans lourdeur excessive. C'est un modèle de force maîtrisée.

  • Taille au garrot : 63,5 à 68,5 cm pour le mâle, 61 à 66 cm pour la femelle.
  • Poids : 50 à 59 kg pour le mâle, 41 à 50 kg pour la femelle.
  • Tête : large et carrée, avec un crâne puissant et un museau court (chien brachycéphale modéré).
  • Robe : poil court et dense. Couleurs admises : fauve, rouge ou bringré, toujours avec un masque noir caractéristique sur la face.
  • Expression : vive, alerte et intelligente, reflétant son rôle de gardien.

Ce gabarit imposant en fait un chien qui, adulte, atteint facilement le poids d'un homme. Voici une comparaison visuelle du poids moyen entre mâle et femelle.

Poids moyen du Bullmastiff adulte Mâle 50-59 kg Femelle 41-50 kg

Caractère du Bullmastiff : le gardien au grand coeur

Bullmastiff fauve couché au calme sur un parquet, menton sur les pattes
Le sang-froid de la race se voit surtout à la maison : un molosse qui ne s'agite pas.

Le caractère du Bullmastiff est l'un de ses plus grands atouts. Contrairement à ce que son physique laisse penser, ce n'est pas un chien nerveux ou agressif. C'est au contraire un molosse calme, posé et profondément attaché à sa famille.

Un tempérament équilibré

Le Bullmastiff est réputé pour son sang-froid. Il ne s'énerve pas pour un rien et évalue les situations avec une intelligence tranquille. À la maison, c'est souvent un gros nounours qui apprécie la présence des siens et les moments de calme.

Affectueux et loyal

Attaché à sa famille jusqu'à la dévotion, il supporte mal la solitude prolongée. Doux avec les enfants qu'il côtoie (toujours sous surveillance vu son gabarit), il fait un excellent chien de famille pour qui sait canaliser sa force.

Méfiant envers les inconnus

Fidèle à sa vocation, le Bullmastiff reste naturellement réservé avec les étrangers. Ce n'est pas de l'agressivité gratuite, mais une vigilance instinctive. Bien socialisé, il sait faire la différence entre un visiteur bienvenu et une menace réelle.

Le Bullmastiff, chien de garde par excellence

Bullmastiff rouge assis derrière un portail en fer forgé à la tombée du jour
La dissuasion se joue avant tout par la présence : le Bullmastiff signale, il ne s'excite pas.

Si vous cherchez un chien de garde dissuasif mais équilibré, le Bullmastiff figure parmi les meilleurs choix. Sa simple présence suffit souvent à décourager les intrus, et son tempérament posé évite les réactions excessives.

Ses qualités de gardien :

  • Instinct de protection inné : il veille naturellement sur son territoire et sa famille.
  • Puissance dissuasive : avec ses 50 à 60 kg de muscles, il impose le respect sans avoir à en faire trop.
  • Sang-froid : il n'aboie pas sans raison et garde son calme, ce qui le distingue des chiens de garde plus réactifs.
  • Courage : hérité de son passé de chien de garde-chasse, il ne recule pas face au danger.

Cet instinct de garde doit impérativement être encadré par une socialisation et une éducation solides, sous peine de dériver vers une méfiance excessive. Pour comparer avec d'autres gardiens de gabarit, découvrez notre guide complet du Cane Corso, autre molosse de garde au tempérament proche.

Éducation du chiot Bullmastiff

Chiot Bullmastiff assis recevant une friandise de la main de son maître
La motivation positive fonctionne bien mieux que la contrainte sur ce chien sensible.

Éduquer un Bullmastiff n'est pas réservé aux experts, mais cela demande de la cohérence, de la patience et une autorité bienveillante. Vu son futur gabarit, on ne peut se permettre d'attendre : l'éducation commence dès l'arrivée du chiot.

La socialisation, priorité absolue

Un chiot Bullmastiff doit être exposé tôt et positivement à un maximum de personnes, de chiens et de situations. C'est ce qui fera la différence entre un adulte équilibré et un chien excessivement méfiant. Cette étape est non négociable pour un chien de garde de cette taille.

Poser un cadre clair

Le Bullmastiff peut avoir un côté têtu. Il a besoin d'un maître calme, constant et crédible, qui pose des règles claires dès le début. La brutalité est contre-productive : ce chien sensible répond bien mieux à la motivation positive qu'à la contrainte.

Maîtriser la marche en laisse tôt

Un Bullmastiff adulte qui tire pèse le poids d'un humain : impossible à gérer si l'apprentissage n'a pas été fait chiot. Travaillez la marche au pied et l'équipement (collier, harnais) dès le plus jeune âge. Attention aussi à la croissance : chez ce géant, il faut éviter les efforts excessifs tant que les articulations ne sont pas terminées.

Santé du Bullmastiff : les points de vigilance

Vétérinaire palpant la hanche d'un grand molosse allongé sur la table d'examen
Dépistage de la dysplasie : la radiographie officielle des parents vaut mieux qu'une promesse.

Comme beaucoup de races géantes, le Bullmastiff a une espérance de vie relativement courte, de l'ordre de 8 à 10 ans. C'est la contrepartie de son gabarit exceptionnel. Plusieurs prédispositions méritent une attention particulière.

  • Dysplasie de la hanche et du coude : fréquente chez les races géantes, elle doit être dépistée chez les reproducteurs (radiographies officielles).
  • Torsion-dilatation de l'estomac (SDTE) : urgence vitale chez les grands chiens à poitrail profond. On la prévient en fractionnant les repas et en évitant l'effort juste après le repas.
  • Problèmes cardiaques : certaines lignées peuvent être prédisposées à des affections du coeur.
  • Cancers : comme plusieurs races géantes, une prédisposition existe et justifie un suivi vétérinaire régulier.
  • Sensibilité à la chaleur : son museau court le rend vulnérable aux fortes températures.

Le choix d'un éleveur sérieux qui dépiste la dysplasie et surveille les lignées est le meilleur investissement santé possible. Voici un repère visuel de l'espérance de vie de la race.

Espérance de vie : 8 à 10 ans 0 an 7 ans 14 ans

La bave du Bullmastiff : à quoi s'attendre

Parlons franchement d'un sujet incontournable : oui, le Bullmastiff bave. Son museau court et ses babines pendantes en font un chien qui salive et postillonne, surtout après avoir bu, mangé, ou par forte chaleur. Ce n'est pas un défaut, c'est une caractéristique de la race qu'il faut accepter.

Quelques conseils pratiques : gardez une serviette à bave à portée de main, essuyez ses babines après les repas, et prévoyez que les murs et les vêtements pourront occasionnellement être décorés de « guirlandes » ! Si vous êtes maître du propre absolu, ce point mérite réflexion avant l'adoption.

Alimentation du Bullmastiff

Gamelle inox surélevée remplie de croquettes grande race, grand chien en attente
Gamelle surélevée et repas fractionnés : deux gestes simples contre la torsion d'estomac.

Nourrir un chien de 50 à 60 kg demande de la rigueur. L'alimentation du Bullmastiff doit être adaptée à son gabarit et à ses sensibilités articulaires et digestives.

  • Croquettes « grande race » : formulées pour soutenir les articulations et éviter une croissance trop rapide chez le chiot géant.
  • Fractionner les repas : deux repas par jour minimum, jamais un seul gros repas, pour limiter le risque de torsion d'estomac.
  • Pas d'effort autour des repas : laissez-le au repos environ une heure avant et après manger.
  • Surveiller le poids : le surpoids aggrave la dysplasie et surcharge le coeur. Adaptez les rations à son activité réelle.
  • Compléments articulaires : glucosamine et chondroïtine peuvent être utiles (avec avis vétérinaire).

Prix d'un Bullmastiff et budget

Chiot Bullmastiff de sept semaines blotti contre sa mère dans une maternité propre
Le prix d'un chiot reflète d'abord le travail d'élevage : tests, sevrage complet, socialisation.

Combien coûte un Bullmastiff ? Le prix d'un chiot Bullmastiff inscrit au LOF se situe généralement entre 1 200 et 2 000 euros, selon l'élevage, la lignée, les tests de santé (dysplasie notamment) et la conformité au standard. Comme toujours, un prix anormalement bas doit éveiller la méfiance : il cache souvent l'absence de suivi vétérinaire ou de dépistage.

Mais attention : c'est surtout le budget d'entretien qui distingue un géant comme le Bullmastiff. Il mange beaucoup, ses frais vétérinaires sont plus élevés (doses de médicaments proportionnelles au poids), et son équipement doit être surdimensionné. Voici une estimation du budget annuel.

Budget annuel moyen d'un Bullmastiff Alimentation ~900 € Vétérinaire ~600 € Assurance ~420 € Équipement ~280 € Total indicatif : 1 600 à 2 200 € / an

À qui convient le Bullmastiff ?

Bullmastiff posant sa tête sur le genou d'une personne assise dans un canapé
Un chien qui déteste la solitude : la disponibilité du maître compte plus que la taille du jardin.

Le Bullmastiff est un chien magnifique, mais exigeant par son gabarit. Il convient particulièrement :

  • Aux personnes cherchant un chien de garde équilibré, dissuasif sans être nerveux.
  • Aux maîtres présents, capables de lui offrir de la compagnie : il déteste la solitude.
  • Aux foyers disposant d'espace : sans forcément un immense jardin, il lui faut de la place pour son gabarit.
  • Aux propriétaires prêts à socialiser et éduquer avec constance dès le plus jeune âge.
  • À ceux qui acceptent la bave et le budget conséquent d'un chien géant.

Il convient moins aux personnes absentes toute la journée, aux budgets serrés, ou à ceux qui recherchent un chien sportif infatigable : le Bullmastiff aime les balades tranquilles, pas les marathons.

Bien équiper son Bullmastiff

Collier large en cuir, laisse tressée épaisse et mousqueton acier posés sur une table
Sur 55 kg, l'équipement n'est pas décoratif : c'est une pièce de sécurité surdimensionnée.

Un chien de 50 à 60 kg exige un équipement surdimensionné et ultra-résistant. Collier robuste, harnais XL adapté à son tour de poitrail, et couchage XXL pour protéger ses articulations sont indispensables. Voici notre sélection pensée pour les géants.

Collier chaine en acier robuste pour Bullmastiff
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Questions fréquentes sur le Bullmastiff (FAQ)

Portrait studio d'un Bullmastiff bringé, tête inclinée, expression curieuse
Les questions les plus fréquentes tournent autour du gabarit, de la bave et du budget.
Le Bullmastiff est-il un bon chien de garde ?

Oui, le Bullmastiff est un excellent chien de garde. Naturellement protecteur, dissuasif par sa taille et doté d'un grand sang-froid, il veille sur sa famille sans réactions excessives. Sa simple présence suffit souvent à décourager les intrus. Une socialisation solide reste indispensable pour équilibrer cet instinct.

Combien coûte un chiot Bullmastiff ?

Un chiot Bullmastiff inscrit au LOF coûte généralement entre 1 200 et 2 000 euros. Le budget annuel d'entretien est élevé (1 600 à 2 200 euros) en raison de son gabarit : alimentation abondante, frais vétérinaires proportionnels au poids et équipement surdimensionné.

Quelle est l'espérance de vie du Bullmastiff ?

L'espérance de vie du Bullmastiff est de 8 à 10 ans, ce qui est courant chez les races géantes. Un poids maîtrisé, une alimentation adaptée, la prévention de la torsion d'estomac et un suivi vétérinaire régulier aident à optimiser sa longévité.

Le Bullmastiff bave-t-il beaucoup ?

Oui, le Bullmastiff bave, surtout après avoir bu ou mangé et par forte chaleur, en raison de son museau court et de ses babines pendantes. C'est une caractéristique normale de la race. Une serviette à bave et un essuyage régulier des babines permettent de bien vivre avec.

Le Bullmastiff est-il catégorisé en France ?

Non, le Bullmastiff n'est pas un chien catégorisé en France : il n'appartient ni à la catégorie 1 ni à la catégorie 2. C'est un chien de compagnie et de garde ordinaire au regard de la loi. Il reste soumis, comme tout chien, aux règles générales de détention responsable.

Le Bullmastiff s'entend-il avec les enfants ?

Oui, bien socialisé, le Bullmastiff est doux et patient avec les enfants de sa famille. Toutefois, en raison de son gabarit (50 à 60 kg), toute interaction doit être supervisée : il peut bousculer involontairement un jeune enfant. Le respect mutuel s'apprend des deux côtés.

Robe et couleurs du Bullmastiff

Trois Bullmastiffs côte à côte : robes fauve, rouge et bringée avec masque noir
Fauve, rouge, bringé : les trois robes du standard, toujours avec le masque noir.

Le standard du Bullmastiff admet trois grandes couleurs de robe, toujours accompagnées de l'emblématique masque noir sur la face, héritage de son rôle de chien de nuit du garde-chasse.

  • Bullmastiff fauve : du beige clair au fauve soutenu, la robe la plus courante.
  • Bullmastiff rouge : un fauve profond tirant sur l'acajou, très apprécié.
  • Bullmastiff bringe (brindle) : rayures sombres sur fond fauve ou rouge, robe historique qui lui permettait de se fondre dans l'obscurité.

De petites marques blanches au poitrail sont tolerees par le standard. Quelle que soit la couleur, le masque noir et l'expression alerte restent la signature de la race.

Toilettage et entretien du Bullmastiff

Gant de toilettage en caoutchouc passé sur le poil ras d'un grand chien fauve
Le gant en caoutchouc capture le poil mort au lieu de le disperser dans la maison.

Comme beaucoup de molosses a poil court, le Bullmastiff est facile a entretenir. Son poil dense et ras se contente d'un brossage hebdomadaire pour retirer les poils morts. Il perd modérément, un peu plus en période de mue.

Les points spécifiques a surveiller chez ce géant :

  • Plis du visage : nettoyez régulièrement les plis autour du museau pour éviter les irritations et macerations.
  • Babines : essuyez-les après les repas pour gérer la bave et limiter les odeurs.
  • Oreilles : contrôle et nettoyage réguliers contre les otites.
  • Griffes : a tailler car un chien lourd use mal ses ongles, ce qui peut gêner sa démarche.
  • Bain : occasionnel, avec un shampoing doux adapte.

Bullmastiff mâle ou femelle : lequel choisir ?

Deux Bullmastiffs adultes côte à côte, différence de gabarit nettement visible
Une dizaine de kilos séparent le mâle de la femelle : l'écart se voit à l'œil nu.

Chez ce géant, la différence de gabarit entre les sexes est notable. Le mâle Bullmastiff est nettement plus imposant (jusqu'a 59 kg) et peut se montrer plus territorial, avec une adolescence ou il testera le cadre. Sa force demande un maitre capable de l'encadrer physiquement et mentalement.

La femelle Bullmastiff, un peu plus légère (41 a 50 kg), est souvent décrite comme légèrement plus douce et plus facile a gérer au quotidien, tout en conservant un solide instinct de protection. Il faut anticiper ses chaleurs si elle n'est pas stérilisée.

Dans tous les cas, le tempérament de base reste le même : un gardien calme et affectueux. Le choix dépend surtout de votre capacité a gérer le gabarit et de vos préférences.

Le Bullmastiff avec les autres animaux

Bullmastiff couché sur un tapis pendant qu'un chat passe devant ses pattes
Un tempérament posé aide beaucoup : ce n'est pas un chien qui poursuit tout ce qui bouge.

Bien socialise, le Bullmastiff peut cohabiter harmonieusement avec les autres animaux du foyer, en particulier s'il a grandi avec eux. Son tempérament pose joue en sa faveur : ce n'est pas un chien nerveux qui pourchasse tout ce qui bouge.

Quelques nuances toutefois : certains mâles peuvent montrer une tolérance réduite envers d'autres mâles du même gabarit, et son instinct de garde peut le rendre méfiant vis-a-vis des chiens inconnus. Les présentations avec un chat ou un petit animal doivent être progressives et supervisées. Compte tenu de sa taille, il peut aussi bousculer involontairement un animal plus petit : la vigilance reste de mise.

Besoins d'exercice et activité du Bullmastiff

Bullmastiff marchant tranquillement sur un chemin forestier au petit matin
Des sorties régulières et calmes suffisent : ce n'est pas un chien d'endurance.

Contrairement aux races sportives infatigables, le Bullmastiff est un chien pose aux besoins d'exercice modérés. Il apprécie les balades tranquilles et les moments de calme bien plus que les efforts intenses. Cela ne veut pas dire zéro activité : un adulte a besoin de deux a trois sorties quotidiennes pour rester en forme et éviter le surpoids.

Points de vigilance spécifiques a ce géant :

  • Chiot en croissance : évitez les efforts intenses, les sauts et les longues marches tant que les articulations ne sont pas terminées (vers 18 mois), pour prévenir la dysplasie.
  • Chaleur : son museau court le rend sensible ; évitez l'exercice aux heures chaudes.
  • Stimulation mentale : jeux d'occupation et apprentissage d'ordres suffisent a l'équilibrer sans l'épuiser.

Le Bullmastiff senior : accompagner le vieillissement

Bullmastiff âgé au museau gris endormi sur un couchage orthopédique épais
Dès 6 à 7 ans, un couchage à mémoire de forme change le confort articulaire au quotidien.

Race géante a l'espérance de vie plus courte, le Bullmastiff vieillit relativement tôt. Des 6 a 7 ans, il entre dans sa phase senior et demande une attention accrue. Bien accompagne, il peut couler une vieillesse paisible et confortable.

  • Confort articulaire : un couchage a mémoire de forme soulage les articulations fatiguees et prévient les cals.
  • Suivi vétérinaire renforce : bilans plus fréquents pour dépister précocement les problèmes cardiaques ou tumoraux.
  • Alimentation senior : adaptée a une activité réduite, pour éviter la prise de poids.
  • Exercice doux : des balades plus courtes mais régulières pour entretenir muscles et articulations.

Cette étape, bien qu'elle arrive plus vite que chez un petit chien, fait partie de l'engagement que représente l'adoption d'un géant.

Adopter un Bullmastiff : bien choisir son élevage

Portée de chiots Bullmastiff avec leur mère dans une maternité d'élevage claire
Rencontrer la mère et voir l'environnement : le meilleur test d'un élevage sérieux.

Le choix de l'éleveur est déterminant pour la santé future d'un chien de ce gabarit. Avant d'adopter un chiot Bullmastiff, vérifiez :

  • Dépistage de la dysplasie : demandez les résultats des radiographies officielles des parents (hanches et coudes).
  • Suivi cardiaque : un élevage sérieux surveille les lignées pour les affections du coeur.
  • Conditions d'élevage : rencontrez la mère et observez l'environnement, gage de socialisation précoce.
  • LOF et documents : pedigree, certificat vétérinaire, identification et vaccins a jour.
  • Âge minimum : le chiot ne doit pas quitter sa mère avant 8 semaines.

Un bon éleveur vous posera aussi des questions : il veut s'assurer que vous êtes prêt a accueillir un géant. C'est plutôt bon signe. Pensez enfin a l'adoption en association, ou des Bullmastiffs adultes cherchent une seconde chance.

Idées reçues sur le Bullmastiff

Grand Bullmastiff fauve vautré sur le dos au milieu d'un tapis de salon
L'image que les préjugés oublient : un molosse au repos, absolument détendu.

Comme la plupart des molosses, le Bullmastiff souffre de préjugés tenaces. Remettons quelques verites en place, sans stigmatiser une race a la réputation injustement noircie.

  • « C'est un chien agressif » : au contraire, le Bullmastiff est réputé pour son sang-froid. Il a été sélectionné pour maitriser sans mordre. Un individu bien socialise est calme et pose, pas nerveux.
  • « Il faut un jardin immense » : son besoin d'exercice est modéré. Ce qui compte, c'est l'espace pour son gabarit et des sorties régulières, plus qu'un grand terrain.
  • « C'est un chien dangereux categorise » : faux. Le Bullmastiff n'est ni en catégorie 1 ni en catégorie 2 en France. C'est un chien de garde et de compagnie ordinaire au regard de la loi.
  • « Il est difficile a éduquer » : il peut être têtu, mais il apprend très bien avec de la constance et de la motivation positive. Ce n'est pas un chien pour débutant absolu, mais il reste accessible.

Vivre avec un chien géant : aménager son quotidien

Bullmastiff occupant toute la largeur d'un couloir de maison
L'encombrement est la première réalité du quotidien avec un chien de 60 kg.

Accueillir un Bullmastiff, c'est adapter son mode de vie a un chien qui pèse le poids d'un humain. Quelques ajustements pratiques rendent la cohabitation harmonieuse :

  • Un couchage surdimensionne : un lit XXL a mémoire de forme protège ses articulations et lui offre un espace bien a lui.
  • Des gamelles surélevées : elles améliorent le confort digestif et la posture d'un grand chien.
  • Un véhicule adapte : anticipez le transport ; un coffre spacieux ou un équipement auto adapte est indispensable.
  • Un budget réaliste : nourriture abondante, frais vétérinaires proportionnels au poids, équipement solide : le géant coûte plus cher qu'un chien moyen.
  • De l'espace de circulation : un chien de 60 kg qui se retourne dans un couloir étroit, c'est du mobilier a protéger.

Ces contraintes font partie du charme d'une vie avec un molosse. Bien anticipées, elles s'oublient vite face a l'affection immense que vous rendra votre Bullmastiff.

Une journée type avec un Bullmastiff

Bullmastiff endormi dans une tache de soleil sur un parquet, l'après-midi
Une grande partie de la journée type se résume à ceci : dormir, en veillant d'un œil.

Contrairement a un chien de berger infatigable, le Bullmastiff suit un rythme tranquille, ponctue de sorties et de longues plages de repos. Voici a quoi ressemble une journée équilibrée :

  • Matin : une sortie calme mais suffisante (30 a 40 minutes) pour se dégourdir et faire ses besoins, sans effort intense a jeun.
  • Milieu de journée : repos. Le Bullmastiff passe une grande partie de son temps a dormir, veillant d'un oeil sur son territoire.
  • Repas fractionnés : deux repas espaces, sans activité juste avant ou après, pour prévenir la torsion d'estomac.
  • Fin de journée : une seconde balade, un peu plus longue et sociale, avec quelques exercices d'obéissance pour la stimulation mentale.
  • Soir : moment familial. Le Bullmastiff aime la présence de ses maitres et veille naturellement sur la maisonnee la nuit.

Ce quotidien pose convient parfaitement a des maitres qui recherchent un gardien présent et affectueux plutôt qu'un compagnon de sport.

Bullmastiff, Mastiff, Cane Corso : comment les distinguer ?

Mastiff anglais, Bullmastiff et Cane Corso alignés sur une prairie
Trois molosses, trois silhouettes : la tête et l'ossature suffisent à les distinguer.

On confond souvent le Bullmastiff avec d'autres grands molosses. Voici les repères pour ne plus se tromper :

  • Bullmastiff vs Mastiff anglais : le Mastiff est encore plus grand et plus lourd (souvent plus de 70 kg), avec une tête plus massive. Le Bullmastiff, plus compact et plus vif, est en quelque sorte sa version « athlétique ».
  • Bullmastiff vs Cane Corso : le Cane Corso italien est plus léger, plus athlétique et plus énergique, avec un besoin d'exercice supérieur. Le Bullmastiff est plus pose et plus massif.
  • Bullmastiff vs Dogue de Bordeaux : le Dogue de Bordeaux a une tête encore plus plissée et une robe uniquement fauve, sans le masque noir systématique du Bullmastiff.

Pour approfondir la comparaison avec un autre grand gardien au tempérament proche, consultez notre guide complet du Cane Corso, qui detaille son caractère, son éducation et sa santé.

Le chiot Bullmastiff : les premiers mois cruciaux

Chiot Bullmastiff bringé de trois mois jouant avec une corde sur une pelouse
Jeu libre sur sol souple : le seul « sport » recommandé avant la maturité du squelette.

Les premiers mois d'un chiot Bullmastiff conditionnent l'adulte qu'il deviendra. Chez une race géante, cette période demande une vigilance particulière, notamment autour de la croissance et de la socialisation.

  • Croissance maîtrisée : un chiot Bullmastiff grandit vite et prend beaucoup de poids. Une alimentation « grande race » évite une croissance trop rapide, facteur de problèmes articulaires. Ne suralimentez jamais dans l'espoir de le faire grossir plus vite.
  • Articulations fragiles : pas de sauts répétés, pas d'escaliers a répétition, pas de longues marches forcées tant que le squelette n'est pas mature. Privilégiez le jeu libre sur sol souple.
  • Socialisation intensive : entre 2 et 4 mois, multipliez les expériences positives : personnes, chiens équilibrés, bruits, environnements variés. C'est la cle d'un gardien serein et non craintif.
  • Apprentissage de la manipulation : habituez-le tôt a être touche, brosse, examine. Un adulte de 60 kg qui refuse les soins vétérinaires est un vrai problème.
  • Cadre des le départ : les règles de la maison (place, mordillements, marche en laisse) s'installent des le premier jour, car ce qui est mignon chez un chiot de 8 kg ne l'est plus chez un adulte de 60 kg.

Un chiot Bullmastiff bien accompagne durant ces mois fondateurs deviendra le gardien calme, sur de lui et affectueux qui fait la réputation de la race.

Conclusion

Silhouettes d'un maître et de son Bullmastiff s'éloignant sur un chemin, au soleil couchant
Huit à dix ans de compagnonnage : court, intense, et à la hauteur de l'engagement.

Le Bullmastiff est un géant au grand coeur : puissant gardien, compagnon loyal et molosse d'une douceur surprenante avec les siens. Son sang-froid légendaire en fait l'un des chiens de garde les plus équilibrés, à condition d'être socialisé et éduqué avec constance dès le plus jeune âge. Avant d'adopter, gardez en tête les réalités de la race : une espérance de vie plus courte, des prédispositions à la dysplasie et à la torsion d'estomac, la bave et un budget conséquent. Pour qui accepte ces contraintes, le Bullmastiff offre en retour une protection sans faille et une affection immense.

Vous hésitez avec un autre grand chien de garde ? Comparez avec notre guide complet du Cane Corso.

Bullmastiff : le complément du guideCatégories et LOF, courbe de croissance, appartement, prix réels, comparatifs

Bullmastiff et catégories de chiens : ce que change l'inscription au LOF

Bureau avec pochette de documents fermée et stéthoscope, grand chien endormi à côté
Le pedigree LOF n'est pas de la paperasse : c'est lui qui décide du statut légal du chien.

La question bullmastiff catégorie 1 revient sans arrêt dans les recherches, et la réponse mérite d'être posée précisément, parce qu'une approximation coûte cher. Le Bullmastiff est bien une race non catégorisée en France : elle ne figure ni en 1re ni en 2e catégorie.

Mais la loi française ne raisonne pas en races, elle raisonne en types morphologiques croisés avec l'inscription à un livre généalogique reconnu. L'arrêté du 27 avril 1999 place en 1re catégorie les chiens « assimilables par leurs caractéristiques morphologiques » aux types Staffordshire terrier, Mastiff et Tosa qui ne sont pas inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministère de l'Agriculture.

La conséquence est directe et beaucoup l'ignorent : un chiot vendu comme « bullmastiff sans papiers » ou bullmastiff non LOF n'a juridiquement pas de race. Il n'est qu'un chien d'apparence molossoïde, et rien n'empêche qu'il soit assimilé au type Mastiff lors d'un contrôle ou d'une évaluation. Dans ce cas il bascule en 1re catégorie, avec tout ce que cela implique : permis de détention, muselière et laisse sur la voie publique, stérilisation obligatoire, interdiction de cession, accès interdit aux transports en commun et aux lieux publics.

C'est le pedigree LOF qui protège, pas la bonne foi du vendeur. Un Bullmastiff inscrit au LOF est un chien ordinaire au regard de la loi ; le même chien sans papiers avance sans filet. La qualification appartient à l'autorité qui contrôle, pas à l'annonce qui vous l'a vendu, et la réglementation évolue : vérifiez l'état en vigueur sur service-public.fr et auprès de votre mairie.

Bullmastiff LOF ou sans papiers : ce qui change vraiment

Bullmastiff inscrit au LOF
  • Race officiellement reconnue, non catégorisée
  • Pedigree opposable, filiation prouvée
  • Parents dépistés dysplasie et cœur consultables
  • Aucune obligation de permis de détention
  • Assurance et pension acceptées sans discussion
Chien vendu « bullmastiff » sans papiers
  • Juridiquement sans race, seulement un type
  • Assimilable au type Mastiff, donc 1re catégorie
  • Aucune garantie sur la santé des parents
  • Permis, muselière, stérilisation possibles
  • Refus fréquent en pension, camping, transports

Les papiers à exiger avant de verser le moindre acompte

  • Le pedigree LOF du chiot, ou à défaut son certificat de naissance
  • Le numéro d'identification (puce) déjà enregistré au fichier national
  • Les résultats de radiographies officielles hanches et coudes des deux parents
  • Le suivi cardiaque des lignées, écrit, pas promis à l'oral
  • Le certificat vétérinaire de bonne santé daté de moins de huit jours
  • Le document d'information sur les besoins de l'espèce, obligatoire à la vente
  • Une attestation de cession en bonne et due forme, signée des deux parties

Croissance du chiot Bullmastiff : la courbe de poids mois par mois

Chiot Bullmastiff de cinq mois à côté d'un adulte de la même race, sur une pelouse
À cinq mois, le chiot a déjà pris la moitié de son poids adulte sur un squelette immature.

La recherche courbe de croissance du Bullmastiff traduit une inquiétude légitime : chez un géant, la croissance est le moment où tout peut se jouer. Un chiot qui prend trop vite paie l'addition sur ses articulations, définitivement.

Les repères ci-dessous sont des ordres de grandeur, pas une norme. Un chiot peut suivre une trajectoire un peu au-dessus ou un peu en dessous sans que cela pose le moindre problème. Ce qui compte n'est pas le chiffre d'un mois donné, c'est la régularité de la pente et l'absence de à-coups.

Poids indicatif du chiot Bullmastiff, de 2 mois à l'âge adulte (kg) % du poids adulte2 m3 m4 m5 m6 m8 m10 m12 m15 m18 m24 mMâle (jusqu'à 50-59 kg)Femelle (jusqu'à 41-50 kg)

Trois faits utiles se lisent sur cette courbe. Vers six mois, le chiot a déjà atteint un peu plus de la moitié de son poids adulte, alors que son squelette est encore tendre : c'est la période la plus risquée. Vers douze mois, il approche des quatre cinquièmes. Et la maturité complète n'arrive qu'entre 18 et 24 mois, bien plus tard que chez un chien de taille moyenne.

Le poids adulte du Bullmastiff femelle se situe environ dix kilos en dessous de celui du mâle, ce qui reste un écart considérable quand on parle de cinquante kilos. Une femelle de 44 kg n'est pas « trop petite » : elle est dans son standard.

Accompagner la croissance sans l'accélérer

  • Ne jamais forcer la ration pour « faire grossir »Un chiot géant qui monte trop vite abîme ses cartilages de croissance. La minceur relative d'un chiot en croissance est un objectif, pas un échec.
  • Une alimentation formulée grande race, du premier au dernier jourLe rapport calcium-phosphore et la densité énergétique y sont calibrés pour freiner la pousse, pas pour l'accélérer.
  • Fractionner en trois repas jusqu'à six mois environPuis deux repas à vie. Jamais un seul gros repas quotidien sur un chien à poitrail profond.
  • Pas de saut, pas d'escalier à répétition, pas de course forcéeLe jeu libre sur sol souple couvre tous les besoins d'un chiot géant jusqu'à ses 18 mois.
  • Peser tous les mois et noterUne courbe personnelle vaut mieux que n'importe quel tableau : elle montre les décrochages et les accélérations.
  • Faire contrôler les aplombs à chaque visite vaccinaleUne démarche qui se modifie, un membre qui tourne, un boitement fugace : autant de signaux à montrer tôt.

Une bonne partie de la prévention passe aussi par le matériel : une gamelle surélevée améliore la posture d'un chiot qui grandit vite, et un couchage épais évite les cals et soulage des articulations encore immatures.

Le Bullmastiff en appartement : possible, à trois conditions

Bullmastiff allongé sur un carrelage frais dans un appartement lumineux, baie ouverte
Un coin frais et carrelé vaut mieux qu'un grand jardin pour un chien au museau court.

La question Bullmastiff en appartement surprend, puis on regarde le chien vivre. Ce molosse dort une très grande partie de la journée, ne réclame pas d'exercice intense et déteste avant tout la solitude. Sur le papier, c'est un meilleur candidat à l'appartement qu'un berger de 25 kg, qui, lui, a besoin de courir.

La difficulté n'est pas l'énergie du chien, c'est son encombrement et ce que l'immeuble impose autour. Trois conditions font la différence entre une cohabitation sereine et un renoncement au bout de six mois.

Bullmastiff en appartement : ce qui joue pour, ce qui joue contre

Ce qui joue en sa faveur
  • Besoins d'exercice modérés, deux à trois sorties
  • Chien calme qui dort beaucoup en journée
  • N'aboie pas sans raison, voisinage préservé
  • Présent auprès de ses maîtres, pas envahissant
  • Aucun besoin de courir pour se réguler
Ce qui rend la vie difficile
  • Escaliers quotidiens usants pour les articulations
  • Ascenseur étroit et croisements dans les couloirs
  • Bave sur les murs, les portes et les vêtements
  • Sensibilité à la chaleur dans un logement mal ventilé
  • Solitude mal vécue : les longues journées seul sont exclues

Première condition : les escaliers. Monter et descendre plusieurs étages chaque jour est l'ennemi numéro un des articulations d'un chien de 55 kg, surtout avant 18 mois et après 7 ans. Un ascenseur change tout ; à défaut, un rez-de-chaussée ou un premier étage reste raisonnable, et une rampe aide pour les quelques marches d'accès et la montée en voiture.

Deuxième condition : la présence. Le Bullmastiff supporte mal les journées entières seul, et un molosse qui s'ennuie en appartement trouve toujours quelque chose à détruire. Une organisation avec télétravail, passage à midi ou dog-sitter n'est pas un confort, c'est un prérequis.

Troisième condition : la chaleur. Son museau court le rend brachycéphale modéré : il régule mal sa température. Un appartement sous les toits, mal ventilé, exposé plein sud en été, devient un vrai danger. Un carrelage frais, un point d'eau toujours plein et des sorties décalées tôt le matin et tard le soir suffisent généralement, à condition de les tenir.

Aménager un appartement pour un chien de 55 kg

  • Un couchage XXL posé à l'écart du passage, jamais dans un couloir
  • Un coin frais et carrelé disponible en permanence l'été
  • Une gamelle d'eau large, stable, remplie plusieurs fois par jour
  • Un tapis antidérapant sur les sols lissés, qui coûtent des chutes
  • Une serviette dédiée à la bave près de la porte d'entrée
  • Des sorties courtes mais nombreuses plutôt qu'une longue par jour
  • Un protocole d'accueil des visiteurs, indispensable dans un lieu exigu

Prix du Bullmastiff : LOF, sans papiers et les annonces à fuir

Mains tenant un smartphone à l'écran éteint, grand chien flou en arrière-plan
Une annonce trop belle est un signal, pas une aubaine : les tests de santé coûtent cher.

Le guide donne déjà la fourchette d'un chiot LOF. Ce que les recherches bullmastiff chiot le bon coin et chiot bullmastiff à donner révèlent, c'est un marché parallèle où le prix affiché est le moins fiable des indicateurs.

Un chiot annoncé à 400 ou 600 euros n'est pas une bonne affaire, c'est un signal. À ce niveau, l'éleveur n'a financé ni les radiographies officielles des parents, ni le suivi cardiaque des lignées, ni le sevrage complet. La différence se rattrape ensuite chez le vétérinaire, généralement avec intérêts, et sur un chien qu'on ne peut plus rendre.

Où part réellement l'argent sur les dix premières années (indice)

Prix d'achat du chiot LOF 18
Alimentation grande race 62
Soins vétérinaires courants et vaccins 40
Assurance santé 29
Équipement surdimensionné et renouvellement 20
Imprévu chirurgical (dysplasie, torsion) 55

La lecture de ce graphique est la vraie leçon du budget : le prix d'achat pèse peu face à tout le reste. Économiser six cents euros à l'achat pour découvrir une dysplasie bilatérale à quatorze mois est le pire calcul possible, et c'est aussi la raison pour laquelle l'assurance santé se discute sérieusement sur une race géante.

Les écarts d'un pays à l'autre intriguent aussi beaucoup. Ils ne mesurent pas la qualité du chien mais la structure du marché local : nombre d'élevages, coût du travail, exigences du club de race, distance à parcourir. Un prix bas dans un pays où la race est confidentielle veut souvent dire élevage non contrôlé, et le transport d'un chiot géant sur mille kilomètres est en soi un facteur de stress durable.

Les signaux qui doivent faire refuser une annonce, sans exception

  • Un prix très inférieur au marché, présenté comme une urgence de vente
  • Un vendeur qui refuse de vous faire rencontrer la mère et la portée
  • Une remise du chiot sur un parking, une aire d'autoroute ou une gare
  • Un chiot proposé avant huit semaines, ou « déjà sevré à six semaines »
  • Pas d'identification, pas de certificat vétérinaire, pas de contrat écrit
  • Aucune question posée sur votre logement, votre présence, votre expérience
  • Des mots comme « géant », « XL » ou « lignée rare » à la place des tests de santé

Bullmastiff face aux autres molosses : Boerboel, Rottweiler, Boxer

Boerboel, Rottweiler et Boxer côte à côte sur l'herbe, gabarits contrastés
Trois philosophies de garde différentes : autonomie, travail, ou énergie à dépenser.

Le guide compare déjà le Bullmastiff au Mastiff anglais, au Cane Corso et au Dogue de Bordeaux. Les recherches en réclament trois autres, et ce sont justement les plus instructives parce qu'elles opposent des philosophies de garde différentes.

Bullmastiff ou Boerboel : le molosse sud-africain est plus lourd, plus territorial et nettement plus indépendant dans ses décisions. Là où le Bullmastiff attend volontiers un signal de son maître, le Boerboel tranche seul. C'est un chien pour propriétaire expérimenté, sur un terrain clos, pas pour une première expérience de molosse.

Bullmastiff ou Rottweiler : le Rottweiler est plus léger, plus endurant et surtout beaucoup plus demandeur de travail. Il a besoin d'apprendre, de s'occuper, de dépenser. Le Bullmastiff, lui, se satisfait d'un quotidien tranquille. Différence majeure et souvent oubliée : le Rottweiler inscrit au LOF est un chien de 2e catégorie en France, avec permis de détention et évaluation comportementale, quand le Bullmastiff LOF ne l'est pas.

Bullmastiff ou Boxer : ce n'est pas la même catégorie de poids ni la même énergie. Le Boxer, deux fois plus léger, reste un éternel adolescent bondissant qui a besoin de se dépenser tous les jours. Le Bullmastiff est un veilleur posé. Le Boxer convient mieux à une famille sportive, le Bullmastiff à une famille casanière.

Exigences comparées pour le maître (indice, plus c'est haut plus c'est engageant)

Bullmastiff : besoin d'exercice 42
Bullmastiff : force à maîtriser en laisse 92
Boerboel : autonomie de décision 90
Rottweiler : besoin de travail mental 88
Rottweiler : contraintes légales (catégorie 2) 85
Boxer : énergie quotidienne à dépenser 86
Cane Corso : besoin d'exercice 78

Un dernier repère vaut tous les tableaux : la question n'est pas « lequel est le plus fort », mais « lequel correspond à mon rythme de vie ». Un Bullmastiff chez un coureur du dimanche s'ennuiera moins qu'un Rottweiler chez un sédentaire, et c'est ce décalage-là qui produit les abandons.

L'ensemble collier + laisse paracorde : la solution anti-traction

Collier coulissant et laisse en paracorde tressée sur l'encolure d'un grand molosse
Le collier paracorde est coulissant : il se resserre à la traction et se relâche aussitôt.

Un Bullmastiff adulte pèse le poids d'un humain. Le jour où il décide d'avancer, aucune force de bras ne le retient : sur ce gabarit, la réponse maison est l'ensemble collier + laisse en paracorde tressée.

Son collier en paracorde est coulissant : il se resserre légèrement quand le chien tire, et se relâche dès qu'il rend la laisse. C'est ce mécanisme qui en fait un collier anti-traction, et non un simple collier plat.

Deux conséquences pratiques sur un gros chien. D'abord, le chien ne peut pas s'échapper en reculant : le collier suit le mouvement au lieu de passer par-dessus la tête - un point décisif sur les morphologies dont le cou est aussi large que la tête. Ensuite, la traction cesse d'être confortable pour lui, ce qui accompagne le travail de marche en laisse détendue.

La laisse assortie mesure 120 cm, avec une poignée ergonomique antidérapante et un mousqueton robuste : la longueur qui laisse du mouvement sans perdre le contrôle en ville.

La grille de tailles à respecter. Elle se choisit au tour de cou, jamais au poids seul :

Taille Diamètre Tour de cou Poids conseillé
M 1,5 cm 30 à 40 cm 7,5 à 20 kg
L 2 cm 40 à 50 cm 20 à 35 kg
XL 2,5 cm 50 à 65 cm 35 à 50 kg

Mesurez le cou avant de commander : c'est la seule mesure qui compte, et un ensemble mal dimensionné perd tout son intérêt.

La précaution à connaître. Un collier coulissant s'utilise en promenade active, sous surveillance. On ne le laisse jamais sur un chien attaché sans surveillance, ni en permanence à la maison, et on ne s'en sert jamais pour des à-coups violents. Bien employé, il guide ; mal employé, il blesse.

Questions fréquentes complémentaires

Bullmastiff fauve assis face à l'objectif sur une allée de parc, tête inclinée
Les dernières questions que se posent les futurs maîtres, avant de franchir le pas.
Le Bullmastiff est-il un chien de catégorie 1 ?

La race Bullmastiff n'est pas catégorisée en France, ni en 1re ni en 2e catégorie. En revanche, la loi vise des types morphologiques non inscrits à un livre généalogique reconnu : un chien vendu « bullmastiff sans papiers » peut être assimilé au type Mastiff et basculer en 1re catégorie, avec permis de détention, muselière et stérilisation obligatoire. C'est le pedigree LOF qui protège.

Combien pèse un Bullmastiff à 6 mois ?

Un chiot Bullmastiff a généralement dépassé la moitié de son poids adulte vers six mois, soit un ordre de grandeur de 30 kg pour une femelle et un peu plus pour un mâle. Ces chiffres restent indicatifs : ce qui compte est la régularité de la courbe, pas le chiffre d'un mois donné. La maturité complète n'arrive qu'entre 18 et 24 mois.

Peut-on avoir un Bullmastiff en appartement ?

Oui, à trois conditions : peu ou pas d'escaliers quotidiens, car ils usent les articulations d'un chien de 55 kg ; une présence humaine réelle dans la journée, car il supporte très mal la solitude ; et un logement qui reste frais en été, son museau court le rendant sensible à la chaleur. Ses besoins d'exercice modérés en font paradoxalement un bon candidat.

Existe-t-il un Bullmastiff noir ?

Non, pas au standard. Les trois robes admises sont le fauve, le rouge et le bringé, toujours avec le masque noir sur la face. Un bringé très sombre peut sembler noir à l'œil, et c'est l'origine de la confusion. Un chiot annoncé comme « bullmastiff noir » relève soit d'une description approximative, soit d'un croisement.

Bullmastiff ou Rottweiler : lequel choisir ?

Le Rottweiler est plus léger, plus endurant et surtout beaucoup plus demandeur de travail mental, quand le Bullmastiff se satisfait d'un quotidien tranquille. Différence décisive : le Rottweiler inscrit au LOF est un chien de 2e catégorie en France, ce qui impose permis de détention, évaluation comportementale, muselière et laisse sur la voie publique. Le Bullmastiff LOF n'a aucune de ces obligations.

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