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Impressionnant, massif, mais d'une douceur déconcertante avec les siens : le Bullmastiff est l'un des plus fascinants chiens de garde au monde. Derrière son gabarit imposant et son air sérieux se cache un compagnon profondément attaché à sa famille, calme et équilibré. Conçu à l'origine pour intercepter les intrus sans les blesser, ce molosse britannique conjugue puissance et sang-froid comme peu de races. Dans ce guide complet du Bullmastiff, nous passons en revue son origine, son standard, son caractère de chien de garde, son gabarit et son poids, sa santé (dysplasie, espérance de vie), l'éducation du chiot, la question de la bave, l'alimentation, ainsi que le prix et le budget à prévoir.

Le Bullmastiff est une race relativement récente, née en Angleterre au XIXe siècle. Il résulte d'un croisement réfléchi entre le Mastiff anglais (environ 60 %) et le Bulldog (environ 40 %). L'objectif ? Créer le compagnon idéal des gardes-chasses, chargés de protéger les grands domaines contre les braconniers.
Ce chien devait être assez rapide et courageux pour rattraper un intrus, assez puissant pour le maîtriser, mais surtout assez maître de lui pour l'immobiliser au sol sans le mordre gravement. On surnommait d'ailleurs la race le « Gamekeeper's Night Dog », le chien de nuit du garde-chasse. Sa robe sombre (bringrée notamment) lui permettait de se fondre dans l'obscurité.
Le Kennel Club britannique reconnaît officiellement la race en 1924. Depuis, le Bullmastiff a troqué son rôle de garde-chasse contre celui de chien de garde familial et de compagnie, où son tempérament équilibré fait merveille.

Le standard du Bullmastiff (standard FCI n°157) décrit un chien puissant, symmétrique et solidement charpenté, sans lourdeur excessive. C'est un modèle de force maîtrisée.
Ce gabarit imposant en fait un chien qui, adulte, atteint facilement le poids d'un homme. Voici une comparaison visuelle du poids moyen entre mâle et femelle.

Le caractère du Bullmastiff est l'un de ses plus grands atouts. Contrairement à ce que son physique laisse penser, ce n'est pas un chien nerveux ou agressif. C'est au contraire un molosse calme, posé et profondément attaché à sa famille.
Le Bullmastiff est réputé pour son sang-froid. Il ne s'énerve pas pour un rien et évalue les situations avec une intelligence tranquille. À la maison, c'est souvent un gros nounours qui apprécie la présence des siens et les moments de calme.
Attaché à sa famille jusqu'à la dévotion, il supporte mal la solitude prolongée. Doux avec les enfants qu'il côtoie (toujours sous surveillance vu son gabarit), il fait un excellent chien de famille pour qui sait canaliser sa force.
Fidèle à sa vocation, le Bullmastiff reste naturellement réservé avec les étrangers. Ce n'est pas de l'agressivité gratuite, mais une vigilance instinctive. Bien socialisé, il sait faire la différence entre un visiteur bienvenu et une menace réelle.

Si vous cherchez un chien de garde dissuasif mais équilibré, le Bullmastiff figure parmi les meilleurs choix. Sa simple présence suffit souvent à décourager les intrus, et son tempérament posé évite les réactions excessives.
Ses qualités de gardien :
Cet instinct de garde doit impérativement être encadré par une socialisation et une éducation solides, sous peine de dériver vers une méfiance excessive. Pour comparer avec d'autres gardiens de gabarit, découvrez notre guide complet du Cane Corso, autre molosse de garde au tempérament proche.

Éduquer un Bullmastiff n'est pas réservé aux experts, mais cela demande de la cohérence, de la patience et une autorité bienveillante. Vu son futur gabarit, on ne peut se permettre d'attendre : l'éducation commence dès l'arrivée du chiot.
Un chiot Bullmastiff doit être exposé tôt et positivement à un maximum de personnes, de chiens et de situations. C'est ce qui fera la différence entre un adulte équilibré et un chien excessivement méfiant. Cette étape est non négociable pour un chien de garde de cette taille.
Le Bullmastiff peut avoir un côté têtu. Il a besoin d'un maître calme, constant et crédible, qui pose des règles claires dès le début. La brutalité est contre-productive : ce chien sensible répond bien mieux à la motivation positive qu'à la contrainte.
Un Bullmastiff adulte qui tire pèse le poids d'un humain : impossible à gérer si l'apprentissage n'a pas été fait chiot. Travaillez la marche au pied et l'équipement (collier, harnais) dès le plus jeune âge. Attention aussi à la croissance : chez ce géant, il faut éviter les efforts excessifs tant que les articulations ne sont pas terminées.

Comme beaucoup de races géantes, le Bullmastiff a une espérance de vie relativement courte, de l'ordre de 8 à 10 ans. C'est la contrepartie de son gabarit exceptionnel. Plusieurs prédispositions méritent une attention particulière.
Le choix d'un éleveur sérieux qui dépiste la dysplasie et surveille les lignées est le meilleur investissement santé possible. Voici un repère visuel de l'espérance de vie de la race.
Parlons franchement d'un sujet incontournable : oui, le Bullmastiff bave. Son museau court et ses babines pendantes en font un chien qui salive et postillonne, surtout après avoir bu, mangé, ou par forte chaleur. Ce n'est pas un défaut, c'est une caractéristique de la race qu'il faut accepter.
Quelques conseils pratiques : gardez une serviette à bave à portée de main, essuyez ses babines après les repas, et prévoyez que les murs et les vêtements pourront occasionnellement être décorés de « guirlandes » ! Si vous êtes maître du propre absolu, ce point mérite réflexion avant l'adoption.

Nourrir un chien de 50 à 60 kg demande de la rigueur. L'alimentation du Bullmastiff doit être adaptée à son gabarit et à ses sensibilités articulaires et digestives.

Combien coûte un Bullmastiff ? Le prix d'un chiot Bullmastiff inscrit au LOF se situe généralement entre 1 200 et 2 000 euros, selon l'élevage, la lignée, les tests de santé (dysplasie notamment) et la conformité au standard. Comme toujours, un prix anormalement bas doit éveiller la méfiance : il cache souvent l'absence de suivi vétérinaire ou de dépistage.
Mais attention : c'est surtout le budget d'entretien qui distingue un géant comme le Bullmastiff. Il mange beaucoup, ses frais vétérinaires sont plus élevés (doses de médicaments proportionnelles au poids), et son équipement doit être surdimensionné. Voici une estimation du budget annuel.

Le Bullmastiff est un chien magnifique, mais exigeant par son gabarit. Il convient particulièrement :
Il convient moins aux personnes absentes toute la journée, aux budgets serrés, ou à ceux qui recherchent un chien sportif infatigable : le Bullmastiff aime les balades tranquilles, pas les marathons.

Un chien de 50 à 60 kg exige un équipement surdimensionné et ultra-résistant. Collier robuste, harnais XL adapté à son tour de poitrail, et couchage XXL pour protéger ses articulations sont indispensables. Voici notre sélection pensée pour les géants.





Oui, le Bullmastiff est un excellent chien de garde. Naturellement protecteur, dissuasif par sa taille et doté d'un grand sang-froid, il veille sur sa famille sans réactions excessives. Sa simple présence suffit souvent à décourager les intrus. Une socialisation solide reste indispensable pour équilibrer cet instinct.
Un chiot Bullmastiff inscrit au LOF coûte généralement entre 1 200 et 2 000 euros. Le budget annuel d'entretien est élevé (1 600 à 2 200 euros) en raison de son gabarit : alimentation abondante, frais vétérinaires proportionnels au poids et équipement surdimensionné.
L'espérance de vie du Bullmastiff est de 8 à 10 ans, ce qui est courant chez les races géantes. Un poids maîtrisé, une alimentation adaptée, la prévention de la torsion d'estomac et un suivi vétérinaire régulier aident à optimiser sa longévité.
Oui, le Bullmastiff bave, surtout après avoir bu ou mangé et par forte chaleur, en raison de son museau court et de ses babines pendantes. C'est une caractéristique normale de la race. Une serviette à bave et un essuyage régulier des babines permettent de bien vivre avec.
Non, le Bullmastiff n'est pas un chien catégorisé en France : il n'appartient ni à la catégorie 1 ni à la catégorie 2. C'est un chien de compagnie et de garde ordinaire au regard de la loi. Il reste soumis, comme tout chien, aux règles générales de détention responsable.
Oui, bien socialisé, le Bullmastiff est doux et patient avec les enfants de sa famille. Toutefois, en raison de son gabarit (50 à 60 kg), toute interaction doit être supervisée : il peut bousculer involontairement un jeune enfant. Le respect mutuel s'apprend des deux côtés.

Le standard du Bullmastiff admet trois grandes couleurs de robe, toujours accompagnées de l'emblématique masque noir sur la face, héritage de son rôle de chien de nuit du garde-chasse.
De petites marques blanches au poitrail sont tolerees par le standard. Quelle que soit la couleur, le masque noir et l'expression alerte restent la signature de la race.

Comme beaucoup de molosses a poil court, le Bullmastiff est facile a entretenir. Son poil dense et ras se contente d'un brossage hebdomadaire pour retirer les poils morts. Il perd modérément, un peu plus en période de mue.
Les points spécifiques a surveiller chez ce géant :

Chez ce géant, la différence de gabarit entre les sexes est notable. Le mâle Bullmastiff est nettement plus imposant (jusqu'a 59 kg) et peut se montrer plus territorial, avec une adolescence ou il testera le cadre. Sa force demande un maitre capable de l'encadrer physiquement et mentalement.
La femelle Bullmastiff, un peu plus légère (41 a 50 kg), est souvent décrite comme légèrement plus douce et plus facile a gérer au quotidien, tout en conservant un solide instinct de protection. Il faut anticiper ses chaleurs si elle n'est pas stérilisée.
Dans tous les cas, le tempérament de base reste le même : un gardien calme et affectueux. Le choix dépend surtout de votre capacité a gérer le gabarit et de vos préférences.

Bien socialise, le Bullmastiff peut cohabiter harmonieusement avec les autres animaux du foyer, en particulier s'il a grandi avec eux. Son tempérament pose joue en sa faveur : ce n'est pas un chien nerveux qui pourchasse tout ce qui bouge.
Quelques nuances toutefois : certains mâles peuvent montrer une tolérance réduite envers d'autres mâles du même gabarit, et son instinct de garde peut le rendre méfiant vis-a-vis des chiens inconnus. Les présentations avec un chat ou un petit animal doivent être progressives et supervisées. Compte tenu de sa taille, il peut aussi bousculer involontairement un animal plus petit : la vigilance reste de mise.

Contrairement aux races sportives infatigables, le Bullmastiff est un chien pose aux besoins d'exercice modérés. Il apprécie les balades tranquilles et les moments de calme bien plus que les efforts intenses. Cela ne veut pas dire zéro activité : un adulte a besoin de deux a trois sorties quotidiennes pour rester en forme et éviter le surpoids.
Points de vigilance spécifiques a ce géant :

Race géante a l'espérance de vie plus courte, le Bullmastiff vieillit relativement tôt. Des 6 a 7 ans, il entre dans sa phase senior et demande une attention accrue. Bien accompagne, il peut couler une vieillesse paisible et confortable.
Cette étape, bien qu'elle arrive plus vite que chez un petit chien, fait partie de l'engagement que représente l'adoption d'un géant.

Le choix de l'éleveur est déterminant pour la santé future d'un chien de ce gabarit. Avant d'adopter un chiot Bullmastiff, vérifiez :
Un bon éleveur vous posera aussi des questions : il veut s'assurer que vous êtes prêt a accueillir un géant. C'est plutôt bon signe. Pensez enfin a l'adoption en association, ou des Bullmastiffs adultes cherchent une seconde chance.

Comme la plupart des molosses, le Bullmastiff souffre de préjugés tenaces. Remettons quelques verites en place, sans stigmatiser une race a la réputation injustement noircie.

Accueillir un Bullmastiff, c'est adapter son mode de vie a un chien qui pèse le poids d'un humain. Quelques ajustements pratiques rendent la cohabitation harmonieuse :
Ces contraintes font partie du charme d'une vie avec un molosse. Bien anticipées, elles s'oublient vite face a l'affection immense que vous rendra votre Bullmastiff.

Contrairement a un chien de berger infatigable, le Bullmastiff suit un rythme tranquille, ponctue de sorties et de longues plages de repos. Voici a quoi ressemble une journée équilibrée :
Ce quotidien pose convient parfaitement a des maitres qui recherchent un gardien présent et affectueux plutôt qu'un compagnon de sport.

On confond souvent le Bullmastiff avec d'autres grands molosses. Voici les repères pour ne plus se tromper :
Pour approfondir la comparaison avec un autre grand gardien au tempérament proche, consultez notre guide complet du Cane Corso, qui detaille son caractère, son éducation et sa santé.

Les premiers mois d'un chiot Bullmastiff conditionnent l'adulte qu'il deviendra. Chez une race géante, cette période demande une vigilance particulière, notamment autour de la croissance et de la socialisation.
Un chiot Bullmastiff bien accompagne durant ces mois fondateurs deviendra le gardien calme, sur de lui et affectueux qui fait la réputation de la race.

Le Bullmastiff est un géant au grand coeur : puissant gardien, compagnon loyal et molosse d'une douceur surprenante avec les siens. Son sang-froid légendaire en fait l'un des chiens de garde les plus équilibrés, à condition d'être socialisé et éduqué avec constance dès le plus jeune âge. Avant d'adopter, gardez en tête les réalités de la race : une espérance de vie plus courte, des prédispositions à la dysplasie et à la torsion d'estomac, la bave et un budget conséquent. Pour qui accepte ces contraintes, le Bullmastiff offre en retour une protection sans faille et une affection immense.
Vous hésitez avec un autre grand chien de garde ? Comparez avec notre guide complet du Cane Corso.

La question bullmastiff catégorie 1 revient sans arrêt dans les recherches, et la réponse mérite d'être posée précisément, parce qu'une approximation coûte cher. Le Bullmastiff est bien une race non catégorisée en France : elle ne figure ni en 1re ni en 2e catégorie.
Mais la loi française ne raisonne pas en races, elle raisonne en types morphologiques croisés avec l'inscription à un livre généalogique reconnu. L'arrêté du 27 avril 1999 place en 1re catégorie les chiens « assimilables par leurs caractéristiques morphologiques » aux types Staffordshire terrier, Mastiff et Tosa qui ne sont pas inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministère de l'Agriculture.
La conséquence est directe et beaucoup l'ignorent : un chiot vendu comme « bullmastiff sans papiers » ou bullmastiff non LOF n'a juridiquement pas de race. Il n'est qu'un chien d'apparence molossoïde, et rien n'empêche qu'il soit assimilé au type Mastiff lors d'un contrôle ou d'une évaluation. Dans ce cas il bascule en 1re catégorie, avec tout ce que cela implique : permis de détention, muselière et laisse sur la voie publique, stérilisation obligatoire, interdiction de cession, accès interdit aux transports en commun et aux lieux publics.
C'est le pedigree LOF qui protège, pas la bonne foi du vendeur. Un Bullmastiff inscrit au LOF est un chien ordinaire au regard de la loi ; le même chien sans papiers avance sans filet. La qualification appartient à l'autorité qui contrôle, pas à l'annonce qui vous l'a vendu, et la réglementation évolue : vérifiez l'état en vigueur sur service-public.fr et auprès de votre mairie.
Bullmastiff LOF ou sans papiers : ce qui change vraiment
Les papiers à exiger avant de verser le moindre acompte

La recherche courbe de croissance du Bullmastiff traduit une inquiétude légitime : chez un géant, la croissance est le moment où tout peut se jouer. Un chiot qui prend trop vite paie l'addition sur ses articulations, définitivement.
Les repères ci-dessous sont des ordres de grandeur, pas une norme. Un chiot peut suivre une trajectoire un peu au-dessus ou un peu en dessous sans que cela pose le moindre problème. Ce qui compte n'est pas le chiffre d'un mois donné, c'est la régularité de la pente et l'absence de à-coups.
Trois faits utiles se lisent sur cette courbe. Vers six mois, le chiot a déjà atteint un peu plus de la moitié de son poids adulte, alors que son squelette est encore tendre : c'est la période la plus risquée. Vers douze mois, il approche des quatre cinquièmes. Et la maturité complète n'arrive qu'entre 18 et 24 mois, bien plus tard que chez un chien de taille moyenne.
Le poids adulte du Bullmastiff femelle se situe environ dix kilos en dessous de celui du mâle, ce qui reste un écart considérable quand on parle de cinquante kilos. Une femelle de 44 kg n'est pas « trop petite » : elle est dans son standard.
Accompagner la croissance sans l'accélérer
Une bonne partie de la prévention passe aussi par le matériel : une gamelle surélevée améliore la posture d'un chiot qui grandit vite, et un couchage épais évite les cals et soulage des articulations encore immatures.

La question Bullmastiff en appartement surprend, puis on regarde le chien vivre. Ce molosse dort une très grande partie de la journée, ne réclame pas d'exercice intense et déteste avant tout la solitude. Sur le papier, c'est un meilleur candidat à l'appartement qu'un berger de 25 kg, qui, lui, a besoin de courir.
La difficulté n'est pas l'énergie du chien, c'est son encombrement et ce que l'immeuble impose autour. Trois conditions font la différence entre une cohabitation sereine et un renoncement au bout de six mois.
Bullmastiff en appartement : ce qui joue pour, ce qui joue contre
Première condition : les escaliers. Monter et descendre plusieurs étages chaque jour est l'ennemi numéro un des articulations d'un chien de 55 kg, surtout avant 18 mois et après 7 ans. Un ascenseur change tout ; à défaut, un rez-de-chaussée ou un premier étage reste raisonnable, et une rampe aide pour les quelques marches d'accès et la montée en voiture.
Deuxième condition : la présence. Le Bullmastiff supporte mal les journées entières seul, et un molosse qui s'ennuie en appartement trouve toujours quelque chose à détruire. Une organisation avec télétravail, passage à midi ou dog-sitter n'est pas un confort, c'est un prérequis.
Troisième condition : la chaleur. Son museau court le rend brachycéphale modéré : il régule mal sa température. Un appartement sous les toits, mal ventilé, exposé plein sud en été, devient un vrai danger. Un carrelage frais, un point d'eau toujours plein et des sorties décalées tôt le matin et tard le soir suffisent généralement, à condition de les tenir.
Aménager un appartement pour un chien de 55 kg
Notre sélection pour un géant qui vit à l'intérieur

Le guide donne déjà la fourchette d'un chiot LOF. Ce que les recherches bullmastiff chiot le bon coin et chiot bullmastiff à donner révèlent, c'est un marché parallèle où le prix affiché est le moins fiable des indicateurs.
Un chiot annoncé à 400 ou 600 euros n'est pas une bonne affaire, c'est un signal. À ce niveau, l'éleveur n'a financé ni les radiographies officielles des parents, ni le suivi cardiaque des lignées, ni le sevrage complet. La différence se rattrape ensuite chez le vétérinaire, généralement avec intérêts, et sur un chien qu'on ne peut plus rendre.
Où part réellement l'argent sur les dix premières années (indice)
| Prix d'achat du chiot LOF | 18 |
| Alimentation grande race | 62 |
| Soins vétérinaires courants et vaccins | 40 |
| Assurance santé | 29 |
| Équipement surdimensionné et renouvellement | 20 |
| Imprévu chirurgical (dysplasie, torsion) | 55 |
La lecture de ce graphique est la vraie leçon du budget : le prix d'achat pèse peu face à tout le reste. Économiser six cents euros à l'achat pour découvrir une dysplasie bilatérale à quatorze mois est le pire calcul possible, et c'est aussi la raison pour laquelle l'assurance santé se discute sérieusement sur une race géante.
Les écarts d'un pays à l'autre intriguent aussi beaucoup. Ils ne mesurent pas la qualité du chien mais la structure du marché local : nombre d'élevages, coût du travail, exigences du club de race, distance à parcourir. Un prix bas dans un pays où la race est confidentielle veut souvent dire élevage non contrôlé, et le transport d'un chiot géant sur mille kilomètres est en soi un facteur de stress durable.
Les signaux qui doivent faire refuser une annonce, sans exception

Le guide compare déjà le Bullmastiff au Mastiff anglais, au Cane Corso et au Dogue de Bordeaux. Les recherches en réclament trois autres, et ce sont justement les plus instructives parce qu'elles opposent des philosophies de garde différentes.
Bullmastiff ou Boerboel : le molosse sud-africain est plus lourd, plus territorial et nettement plus indépendant dans ses décisions. Là où le Bullmastiff attend volontiers un signal de son maître, le Boerboel tranche seul. C'est un chien pour propriétaire expérimenté, sur un terrain clos, pas pour une première expérience de molosse.
Bullmastiff ou Rottweiler : le Rottweiler est plus léger, plus endurant et surtout beaucoup plus demandeur de travail. Il a besoin d'apprendre, de s'occuper, de dépenser. Le Bullmastiff, lui, se satisfait d'un quotidien tranquille. Différence majeure et souvent oubliée : le Rottweiler inscrit au LOF est un chien de 2e catégorie en France, avec permis de détention et évaluation comportementale, quand le Bullmastiff LOF ne l'est pas.
Bullmastiff ou Boxer : ce n'est pas la même catégorie de poids ni la même énergie. Le Boxer, deux fois plus léger, reste un éternel adolescent bondissant qui a besoin de se dépenser tous les jours. Le Bullmastiff est un veilleur posé. Le Boxer convient mieux à une famille sportive, le Bullmastiff à une famille casanière.
Exigences comparées pour le maître (indice, plus c'est haut plus c'est engageant)
| Bullmastiff : besoin d'exercice | 42 |
| Bullmastiff : force à maîtriser en laisse | 92 |
| Boerboel : autonomie de décision | 90 |
| Rottweiler : besoin de travail mental | 88 |
| Rottweiler : contraintes légales (catégorie 2) | 85 |
| Boxer : énergie quotidienne à dépenser | 86 |
| Cane Corso : besoin d'exercice | 78 |
Un dernier repère vaut tous les tableaux : la question n'est pas « lequel est le plus fort », mais « lequel correspond à mon rythme de vie ». Un Bullmastiff chez un coureur du dimanche s'ennuiera moins qu'un Rottweiler chez un sédentaire, et c'est ce décalage-là qui produit les abandons.
L'équipement des molosses de 50 kg et plus

Un Bullmastiff adulte pèse le poids d'un humain. Le jour où il décide d'avancer, aucune force de bras ne le retient : sur ce gabarit, la réponse maison est l'ensemble collier + laisse en paracorde tressée.
Son collier en paracorde est coulissant : il se resserre légèrement quand le chien tire, et se relâche dès qu'il rend la laisse. C'est ce mécanisme qui en fait un collier anti-traction, et non un simple collier plat.
Deux conséquences pratiques sur un gros chien. D'abord, le chien ne peut pas s'échapper en reculant : le collier suit le mouvement au lieu de passer par-dessus la tête - un point décisif sur les morphologies dont le cou est aussi large que la tête. Ensuite, la traction cesse d'être confortable pour lui, ce qui accompagne le travail de marche en laisse détendue.
La laisse assortie mesure 120 cm, avec une poignée ergonomique antidérapante et un mousqueton robuste : la longueur qui laisse du mouvement sans perdre le contrôle en ville.
La grille de tailles à respecter. Elle se choisit au tour de cou, jamais au poids seul :
| Taille | Diamètre | Tour de cou | Poids conseillé |
|---|---|---|---|
| M | 1,5 cm | 30 à 40 cm | 7,5 à 20 kg |
| L | 2 cm | 40 à 50 cm | 20 à 35 kg |
| XL | 2,5 cm | 50 à 65 cm | 35 à 50 kg |
Mesurez le cou avant de commander : c'est la seule mesure qui compte, et un ensemble mal dimensionné perd tout son intérêt.
La précaution à connaître. Un collier coulissant s'utilise en promenade active, sous surveillance. On ne le laisse jamais sur un chien attaché sans surveillance, ni en permanence à la maison, et on ne s'en sert jamais pour des à-coups violents. Bien employé, il guide ; mal employé, il blesse.

La race Bullmastiff n'est pas catégorisée en France, ni en 1re ni en 2e catégorie. En revanche, la loi vise des types morphologiques non inscrits à un livre généalogique reconnu : un chien vendu « bullmastiff sans papiers » peut être assimilé au type Mastiff et basculer en 1re catégorie, avec permis de détention, muselière et stérilisation obligatoire. C'est le pedigree LOF qui protège.
Un chiot Bullmastiff a généralement dépassé la moitié de son poids adulte vers six mois, soit un ordre de grandeur de 30 kg pour une femelle et un peu plus pour un mâle. Ces chiffres restent indicatifs : ce qui compte est la régularité de la courbe, pas le chiffre d'un mois donné. La maturité complète n'arrive qu'entre 18 et 24 mois.
Oui, à trois conditions : peu ou pas d'escaliers quotidiens, car ils usent les articulations d'un chien de 55 kg ; une présence humaine réelle dans la journée, car il supporte très mal la solitude ; et un logement qui reste frais en été, son museau court le rendant sensible à la chaleur. Ses besoins d'exercice modérés en font paradoxalement un bon candidat.
Non, pas au standard. Les trois robes admises sont le fauve, le rouge et le bringé, toujours avec le masque noir sur la face. Un bringé très sombre peut sembler noir à l'œil, et c'est l'origine de la confusion. Un chiot annoncé comme « bullmastiff noir » relève soit d'une description approximative, soit d'un croisement.
Le Rottweiler est plus léger, plus endurant et surtout beaucoup plus demandeur de travail mental, quand le Bullmastiff se satisfait d'un quotidien tranquille. Différence décisive : le Rottweiler inscrit au LOF est un chien de 2e catégorie en France, ce qui impose permis de détention, évaluation comportementale, muselière et laisse sur la voie publique. Le Bullmastiff LOF n'a aucune de ces obligations.
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