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Les gros chiens à poil long sont majestueux et attirent l'attention partout où ils vont. Que ce soit un Berger des Pyrénées, un Terre-Neuve, ou un Léonberg, ces races impressionnent par leur fourrure luxuriante et leur taille imposante. Mais comment prendre soin d'un chien à poil long ? Quels sont les accessoires indispensables pour son bien-être ? Dans cet article, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les races de chiens à poil long, les meilleures astuces pour l’entretien de leur pelage, et les produits à utiliser.
Posséder un gros chien à poil long, c’est accepter un engagement de toilettage bien réel : sans entretien régulier, ces magnifiques fourrures s’emmêlent, forment des nœuds douloureux et peuvent même provoquer des problèmes de peau. La bonne nouvelle, c’est qu’avec les bons outils et une routine adaptée, l’entretien devient un moment de complicité agréable. Suivez le guide.


Parmi les gros chiens à poil long, plusieurs races se distinguent par leur beauté et leur présence impressionnante :
La famille des gros chiens à poil long est riche. Le Montagne des Pyrénées (Patou), imposant chien blanc de 50 à 60 kg, possède un double pelage dense qui exige un débourrage soigneux. Le Bouvier Bernois, tricolore et affectueux (40 à 50 kg), demande un brossage plusieurs fois par semaine pour éviter que son poil mi-long ne feutre. Le Saint-Bernard à poil long, le Berger Allemand à poil long et le majestueux Colley barbu (Bearded Collie) complètent le tableau. Toutes ces races partagent un point commun : un sous-poil abondant qui mue intensément et réclame des outils de débourrage adaptés.
Il est essentiel de distinguer deux grands types de fourrures longues. Le poil long simple (comme le Colley ou le Lévrier Afghan) est soyeux et demande surtout du démêlage. Le double pelage (Terre-Neuve, Patou, Bouvier Bernois) associe un poil de couverture long à un sous-poil laineux très dense : ce dernier, lorsqu’il meurt, reste emprisonné dans la fourrure et forme des bourres compactes si on ne le retire pas. Chaque type appelle des outils différents, comme nous le verrons plus loin.



Le poil long d’un chien nécessite des soins réguliers pour éviter les nœuds, les enchevêtrements et garder un pelage sain. Voici quelques conseils d’entretien :
Pour un pelage long et dense, le brossage superficiel ne suffit pas : les nœuds se forment à la racine, près de la peau. La technique professionnelle du brossage ligne par ligne consiste à soulever une couche de poil avec une main, puis à brosser la mèche dégagée depuis la racine jusqu’aux pointes, avant de redescendre d’un cran. On progresse ainsi par bandes horizontales, du bas vers le haut du corps. Cette méthode garantit qu’aucune zone n’est oubliée et que le sous-poil est réellement travaillé.
Face à un nœud, ne tirez jamais brutalement : c’est douloureux et cela dégoûte le chien du toilettage. Procédez ainsi :
Deux fois par an, au printemps et à l’automne, les races à double pelage "soufflent" leur sous-poil : c’est la mue saisonnière. Durant ces périodes, un débourrage intensif (2 à 3 fois par semaine) avec un outil spécifique (étrille, râteau ou brosse de débourrage) retire le sous-poil mort avant qu’il ne feutre. Un chien bien débourré perd beaucoup moins de poils dans la maison et évite les problèmes de peau liés à l’humidité emprisonnée sous les bourres.
| Race | Brossage conseillé | Type de pelage |
|---|---|---|
| Colley | Quotidien | Poil long soyeux |
| Terre-Neuve | 3 à 4 fois / semaine | Double pelage dense |
| Léonberg | 3 fois / semaine | Double pelage |
| Montagne des Pyrénées | 2 à 3 fois / semaine | Double pelage épais |

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Lors du choix d’un collier ou d’une laisse pour un gros chien à poil long, il est important de privilégier les matériaux doux qui ne risquent pas d’abîmer ou d’emmêler les poils. Les colliers rembourrés ou en cuir souple sont idéaux pour éviter l’inconfort, et les laisses résistantes mais légères sont parfaites pour la promenade.
Un point d’attention spécifique aux poils longs : le collier a tendance à feutrer le poil au niveau du cou par frottement. Pour limiter ce phénomène, brossez régulièrement sous le collier, choisissez un modèle plat et large plutôt qu’une corde fine, et retirez-le à la maison si possible. Certains maîtres alternent avec un harnais pour répartir les frottements.

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Lorsque vous sortez avec votre chien à poil long, il est important de protéger son pelage des éléments. Que ce soit pour la pluie, la neige, ou le vent, des manteaux et vêtements pour chiens adaptés peuvent aider à préserver la fourrure de votre compagnon. En hiver, un manteau imperméable peut garder votre chien au chaud et éviter que son pelage soit trop mouillé.
Attention toutefois à un piège : un pelage long mouillé puis compressé sous un vêtement peut feutrer. Vérifiez toujours que la fourrure est sèche avant d’enfiler un manteau, et brossez après le retrait. Pour les chiens à double pelage très dense (Terre-Neuve, Patou), le manteau est souvent inutile en hiver sec car leur fourrure les isole déjà : il devient surtout utile contre la pluie et la boue, pour faciliter le nettoyage.

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Cela dépend de la race, mais la plupart des gros chiens à poil long ont besoin d’un brossage tous les 2 jours, voire quotidien pour un Colley. En période de mue (printemps et automne), un débourrage 2 à 3 fois par semaine est nécessaire pour retirer le sous-poil mort.
Maintenez la base du nœud côté peau, démêlez d’abord à la main, appliquez un spray démêlant, puis travaillez avec un peigne à dents larges ou une brosse démêlante. Ne tirez jamais brutalement. Pour un nœud très serré, un coupe-nœuds peut aider.
Pour un double pelage (Terre-Neuve, Léonberg, Patou), privilégiez une brosse de débourrage ou un râteau en acier qui atteint le sous-poil. Complétez avec une brosse démêlante pour le poil de couverture. Une brosse slicker aide à la finition et à la brillance.
Non, en règle générale il ne faut pas raser un chien à double pelage : sa fourrure le protège aussi de la chaleur et des coups de soleil. Un bon débourrage allège le sous-poil et le rafraîchit sans l’exposer. Demandez conseil à un toiletteur avant toute tonte.
Environ tous les 1 à 2 mois, avec un shampooing doux spécifique chien, en démêlant impérativement avant le bain (l’eau resserre les nœuds). Séchez ensuite complètement, sous-poil compris, pour éviter le feutrage et les problèmes de peau.

Les gros chiens à poil long nécessitent des soins particuliers pour maintenir la beauté et la santé de leur fourrure. Que vous cherchiez des accessoires de toilettage, des colliers adaptés, ou des vêtements pour protéger leur pelage, gros-chien.com a tout ce qu’il faut pour le bien-être de votre compagnon.
Retenez l’essentiel : un brossage régulier ligne par ligne, une gestion douce des nœuds, un débourrage intensif pendant les mues, des bains espacés avec séchage complet, et des accessoires qui n’emmêlent pas le poil. Avec les bons outils et un peu de méthode, l’entretien d’un gros chien à poil long devient un rituel de complicité qui préserve toute la splendeur de sa fourrure.
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Article rédigé par L'équipe Gros Chien.

Les recherches sont presque toutes formulees par couleur : gros chien poil long marron, blanc, noir, noir et blanc, gris et blanc, beige, brun. C'est le réflexe de quelqu'un qui a croise un chien sans connaître sa race.

Le marron ou brun oriente vers le Terre-Neuve brun, le Léonberg ou le Setter Irlandais pour les plus roux.
Le blanc désigne presque toujours le Berger Blanc Suisse, le Patou des Pyrénées ou le Samoyede.

Le noir renvoie au Terre-Neuve noir, au Flat-Coated Retriever ou au Groenendael.
Le noir et marron - ou noir et feu - c'est le Bouvier Bernois (avec du blanc), le Hovawart ou le Berger Allemand poil long.
Le gris et blanc evoque le Husky ou le Berger du Caucase, et le beige le Léonberg ou le Golden Retriever.

Voici la distinction que presque personne ne fait, et qui change tout : le sous-poil.
Un chien a double poil - Terre-Neuve, Bouvier Bernois, Husky, Samoyede - possède une couche laineuse dense sous le poil de couverture. C'est elle qui feutre, et c'est elle qui tombe massivement deux fois par an.
Un chien a poil long simple - Setter, Flat-Coated - démêle plus facilement et mue de façon plus régulière.


Le matériel utile tient en quatre outils, pas davantage : une brosse slicker pour le poil de surface, un râteau a sous-poil pour la couche profonde, un peigne a dents larges pour vérifier, et un demeloir pour les noeuds installés.

Une règle vaut d'être retenue : un chien a double poil doit sécher entièrement. L'humidité piegee sous le sous-poil macere et provoque des dermatites - le fameux « point chaud ».
Et surtout : ne tondez jamais un chien a double poil pour le rafraîchir. Le sous-poil isole du chaud autant que du froid. Tondu, il repousse mal et le chien est plus expose, pas moins.
Notre matériel de toilettage pour gros chien

La question qui précède toutes les autres n'est pas « comment entretenir un poil long », mais « quelle grande race de chien à poil long supporte réellement ma vie ». Une fourrure de Terre-Neuve dans un studio surchauffé du sud de la France, c'est un chien qui souffre douze mois sur douze, quelle que soit la qualité du brossage.
Trois critères décident, et le toilettage n'est que le troisième. Le premier est le climat : les races à double pelage sont des chiens de montagne et de mer froide, conçus pour un hiver humide et un été court. Le deuxième est le temps disponible, qui se compte en minutes par jour et non en bonnes intentions du dimanche.
Le troisième critère est la tolérance aux poils dans la maison. Un chien à poil long qui ne perd pas ses poils n'existe pas chez les grandes races : les seules toisons non muantes sont bouclées, elles appartiennent au Caniche royal, au Barbet ou au Bouvier des Flandres, et elles s'achètent au prix d'une tonte complète tous les deux mois chez le toiletteur.
Sur la question du logement, un correctif s'impose. Un gros chien à poil long en appartement est parfaitement viable — le Léonberg et le Terre-Neuve sont des chiens posés, qui dorment seize heures par jour — à deux conditions : un intérieur qui ne dépasse pas vingt-deux degrés en hiver, et un accès rapide à l'extérieur pour que la fourrure sèche naturellement après la pluie.
Le point que l'on découvre toujours trop tard concerne la famille avec enfants. Les grandes races à poil long comptent parmi les plus patientes qui soient, mais leur fourrure attire les mains, et un enfant qui tire dans une frange emmêlée fait mal. Habituer le chien à la manipulation dès son arrivée n'est pas un luxe : c'est ce qui rendra les dix années suivantes vivables pour tout le monde.

« Mon chien perd beaucoup de poils » est la requête la plus tapée par les propriétaires de grandes races à fourrure, et la réponse tient en un mot : la mue. Encore faut-il savoir à quoi ressemble une mue normale, car c'est le seul moyen de repérer celle qui ne l'est pas.
Un chien à double pelage souffle son sous-poil deux fois par an. La mue de printemps, la plus spectaculaire, démarre quand les jours rallongent, généralement de mars à mai. La mue d'automne, plus discrète, prépare la fourrure d'hiver entre septembre et novembre. Chacune dure de deux à six semaines selon la race et le climat.
Cette courbe explique une plainte très fréquente : mon chien perd beaucoup de poils en hiver, alors qu'il ne devrait pas muer. Le coupable est le chauffage. Une maison maintenue à vingt-trois degrés brouille le signal de photopériode et de température qui déclenche la mue, et le chien se met à perdre un peu de poil toute l'année au lieu de tout perdre en trois semaines.
Trois facteurs allongent une mue au-delà du raisonnable, et aucun n'est mystérieux. La stérilisation modifie l'équilibre hormonal et rend souvent le poil plus laineux et plus long à tomber. Une alimentation pauvre en acides gras fragilise le poil de couverture. Enfin, un stress durable — déménagement, arrivée d'un bébé, hospitalisation — provoque une chute diffuse qui surprend toujours.
Un point rassure souvent les nouveaux propriétaires : pendant la mue, le volume de poil récupéré est proprement invraisemblable. Un Terre-Neuve peut remplir un sac de courses entier en une seule séance de débourrage. Ce n'est pas anormal, c'est même le signe que le travail est bien fait — le sous-poil retiré à la brosse est du sous-poil qui ne feutrera pas.
Brosses et râteaux à sous-poil pour la période de mue

L'été est la saison dangereuse des grandes races à fourrure, et la tentation de la tondeuse y est maximale. L'article le rappelle plus haut et il faut l'entendre une fois de plus : on ne tond pas un chien à double pelage. Reste à savoir ce qu'on fait à la place, parce que la chaleur, elle, est un vrai risque.
La raison physique est simple. Le sous-poil laineux emprisonne une couche d'air immobile contre la peau, et cet air fait barrière thermique dans les deux sens : il retient la chaleur du corps en hiver, il repousse la chaleur ambiante en été. Un chien tondu perd cet isolant, expose une peau claire jamais exposée au soleil, et encaisse le rayonnement direct.
Le geste utile n'est pas la tonte mais le débourrage intensif. Retirer le sous-poil mort — celui qui est déjà détaché mais reste piégé dans la fourrure — allège réellement le chien et rétablit la circulation d'air à la peau. C'est le seul « allègement » qui rafraîchisse sans déshabiller.
Un mot sur les tapis et gilets rafraîchissants. Sur un poil ras, ils fonctionnent très bien ; sur une fourrure de Léonberg, l'effet ne traverse tout simplement pas les cinq centimètres de laine. Ce qui marche vraiment sur un géant à poil long, c'est l'ombre, le sol frais, l'eau à volonté et le renoncement à l'effort entre onze et dix-neuf heures.
Reste une exception que les toiletteurs pratiquent sans état d'âme : la coupe hygiénique. Dégager aux ciseaux les franges sous les pattes, le contour de l'anus et les touffes entre les coussinets n'a rien à voir avec une tonte : cela ne touche pas au sous-poil du corps, et cela évite les paquets de boue et les échauffements. C'est recommandé, y compris sur un double pelage.
Hydratation et protection solaire pour l'été

Une fourrure longue est un filet. Tout ce qu'un chien à poil ras secoue en deux mouvements reste accroché des heures dans le pelage d'un Bouvier Bernois, et certains de ces passagers finissent en consultation.
Le plus redoutable est l'épillet, cette graine de graminée en forme de fer de lance qui sèche en juin. Ses barbules ne permettent qu'un sens de progression : une fois engagée, elle avance et ne recule jamais. Elle entre par une oreille, une narine, un espace entre deux coussinets, ou perfore la peau, et elle migre parfois jusqu'aux poumons.
L'inspection prend deux minutes et se fait à la main, en écartant le poil jusqu'à voir la peau. Un épillet retiré dans la journée est un non-événement ; un épillet installé depuis quarante-huit heures est un abcès, une otite, ou une chirurgie. Sur un chien à poil long, c'est le geste de prévention qui rapporte le plus.
Les tiques posent un problème différent : elles sont invisibles dans une fourrure dense. On ne les cherche pas à l'œil, on les cherche au bout des doigts, en passant les mains à plat contre la peau du cou, des oreilles et du poitrail. La sensation est celle d'une petite verrue dure. Le tire-tique se glisse au ras de la peau et se dévisse ; on ne tire jamais à la pince.
La boue et la neige demandent la même discipline mais sans urgence médicale. La règle contre-intuitive : on ne rince pas systématiquement un chien boueux. Sur un double pelage, il vaut mieux laisser sécher puis brosser — la terre sèche tombe seule, tandis que l'eau plaque le sous-poil et fabrique du feutre. La neige, elle, forme des glaçons entre les coussinets qu'il faut fondre à l'eau tiède, jamais casser.
Le corollaire est le séchage, et c'est le point sur lequel les propriétaires de grandes races se trompent le plus. Une fourrure de Terre-Neuve met six à huit heures à sécher à l'air libre. Pendant tout ce temps, l'humidité macère contre la peau. Le peignoir absorbant enfilé dès le retour, puis le souffleur, ne sont pas du confort de concours : ils préviennent la dermatite.
Peignoirs absorbants et séchage pour fourrure épaisse

Un Léonberg adulte porte environ soixante millions de poils et en renouvelle la totalité chaque année. Aucune méthode ne supprime cette réalité ; en revanche, la différence entre une maison vivable et une maison en fourrure tient à quatre décisions très simples.
La première est le lieu de brossage. Brosser dehors, ou dans une pièce carrelée dont on ferme la porte, retire le poil avant qu'il ne se disperse. Un chien brossé dans le salon, c'est un chien dont on redistribue le sous-poil mort sur les tapis et les rideaux. Dix minutes dehors valent une heure d'aspirateur.
La deuxième décision concerne les surfaces. Une housse de canapé lavable, une couverture dédiée sur le lit si le chien y monte, une protection de banquette dans la voiture : le poil se concentre sur trois textiles qui passent en machine, au lieu de s'incruster dans un tissu d'ameublement qu'on ne lave jamais. C'est l'investissement au meilleur rendement de toute la liste.
La troisième est le matériel de ramassage. Sur les textiles, un gant humide passé à plat ramasse le poil en agglomérant ce qu'aucun aspirateur ne décolle. Une raclette en caoutchouc sur la moquette fait le même travail. L'aspirateur, lui, doit avoir une brosse rotative et un filtre qui se rince, sinon il se colmate en une semaine sur un poil long.
Le quatrième point est celui des allergies, et il mérite d'être remis à l'endroit. Ce n'est pas le poil qui déclenche l'allergie, mais une protéine de la salive et des squames, la Can f 1, que le poil transporte. Un chien à poil long n'est donc pas plus allergisant qu'un autre : il diffuse simplement plus loin. Un brossage extérieur fréquent et une chambre interdite réduisent la charge de manière très concrète.
Un dernier détail change la vie en voiture. Sur une banquette, le poil long s'enroule autour des fibres du tissu et devient impossible à retirer. Une housse imperméable posée une fois pour toutes règle simultanément le poil, la boue des balades et l'odeur de chien mouillé, qui est la vraie raison pour laquelle on finit par ne plus emmener son géant.
Housses de canapé et protections voiture lavables

Un pelage est un organe, et c'est un organe coûteux : chez un chien adulte, vingt-cinq à trente pour cent des protéines ingérées partent dans la peau et le poil. Chez une grande race à fourrure dense, cette proportion est la première variable d'ajustement de l'organisme — donc la première à s'effondrer quand la ration est mal calibrée.
Concrètement, un chien mal nourri ne maigrit pas d'abord : son poil se ternit. Il devient sec, cassant, il perd son reflet, la mue s'éternise, et les pointes s'emmêlent plus vite. C'est un indicateur bien plus précoce que la balance, et il se lit à la main en passant les doigts à rebrousse-poil.
L'huile de saumon est le complément le plus utile et le moins cher, à raison d'environ une cuillère à café pour dix kilos de poids, versée sur la ration. Elle demande deux choses : une conservation au frais et à l'abri de la lumière, car elle rancit vite, et de la patience. Le poil pousse d'un demi-centimètre par mois : un changement alimentaire se juge après huit à douze semaines, jamais avant.
Deux erreurs sont classiques chez les propriétaires de grandes races. La première est l'huile végétale de cuisine versée à la louche : tournesol et maïs n'apportent que des oméga-6, déjà surabondants dans les croquettes, et déséquilibrent encore le rapport. La seconde est l'empilement de compléments, dont les excès de vitamine A ou de zinc sont réellement toxiques.
Un dernier point vaut pour tous les géants : la croissance. Un chiot de grande race à poil long construit son squelette et sa fourrure en même temps, sur dix-huit à vingt-quatre mois. Une ration junior grande race, correctement dosée en calcium et en phosphore, n'est pas une coquetterie marketing — et elle se voit sur la qualité du poil adulte, définitivement acquise vers deux ans.

Personne n'annonce ce chiffre avant l'adoption, et il explique pourtant beaucoup d'abandons de grandes races. Voici ce que coûte concrètement l'entretien d'une fourrure longue de géant, matériel et prestations comprises, hors nourriture et soins vétérinaires.
Commençons par le prix d'un toilettage pour gros chien à poil long. En salon, une séance complète — bain, séchage au souffleur, débourrage, coupe hygiénique — se situe entre soixante et cent vingt euros pour un chien de plus de quarante kilos. Le tarif grimpe si le chien arrive feutré : le démêlage se facture souvent au quart d'heure supplémentaire.
La dernière ligne est celle qui surprend : ne rien faire coûte plus cher que faire. Un chien laissé sans brossage pendant six mois arrive au salon avec un pelage feutré ; le toiletteur facture alors deux à trois heures de travail, et se voit souvent contraint de tondre à ras — exactement ce que l'on voulait éviter. Le feutrage n'est pas un problème esthétique, c'est une impasse.
Côté matériel, l'investissement de départ est modeste et il dure des années. Comptez soixante à cent vingt euros pour l'ensemble utile : un râteau à sous-poil, une brosse carde, un peigne métallique à dents larges et un démêloir. Le souffleur, entre cent et trois cents euros, est le seul achat lourd — et le seul qui rende le séchage d'un Terre-Neuve réellement praticable.
La bonne stratégie économique est hybride, et c'est celle que recommandent la plupart des toiletteurs eux-mêmes : l'entretien courant à la maison, deux passages en salon par an aux périodes de mue. Le professionnel dispose d'un souffleur puissant et d'une baignoire adaptée, il repère les problèmes de peau, et il remet à zéro un sous-poil que la brosse domestique n'atteint jamais complètement.
Un mot enfin sur le temps, qui est l'autre monnaie. Un gros chien à poil long réclame environ deux heures et demie de brossage par mois hors mue, et jusqu'à cinq heures pendant les mues. Sur douze ans d'espérance de vie, cela représente près de quatre cents heures passées les mains dans une fourrure. Ceux qui le vivent bien en ont fait un rituel ; ceux qui le vivent mal ont acheté la mauvaise race.
Peignes et démêloirs pour l'entretien à la maison

Le plus souvent le Terre-Neuve brun ou le Léonberg. Pour une teinte plus roux-acajou avec un poil plus fin, il s'agit généralement d'un Setter Irlandais.
Jamais un chien a double poil. Le sous-poil isole du chaud autant que du froid : tondu, il repousse mal et le chien est plus expose a la chaleur, pas moins. Seules les franges d'un poil long simple peuvent être entretenues aux ciseaux.
Au minimum une fois par semaine hors période de mue, et quotidiennement pendant les deux mues annuelles d'un chien a double poil. Quelques minutes par jour évitent des heures de démêlage plus tard.
Quatre suffisent : une brosse slicker pour la surface, un râteau a sous-poil pour la couche profonde, un peigne a dents larges pour vérifier que l'on atteint la peau, et un demeloir pour les noeuds déjà installés.
Souvent parce qu'il n'a pas seche complètement. L'humidité piegee sous le sous-poil macere et provoque des dermatites, ce qu'on appelle le point chaud. Un chien a double poil doit sécher entièrement après chaque bain ou baignade.
Le Léonberg et le Terre-Neuve sont d'excellents chiens d'appartement : posés, dormeurs, peu aboyeurs. La contrainte n'est pas la surface mais la température, car un intérieur au-dessus de vingt-deux degrés met un double pelage en difficulté toute l'année. Prévoyez aussi un accès rapide à l'extérieur pour que la fourrure sèche après la pluie.
De deux à six semaines, deux fois par an : une mue de printemps intense entre mars et mai, une mue d'automne plus discrète entre septembre et novembre. Un chien vivant en intérieur chauffé perd en revanche du poil de façon diffuse toute l'année, parce que le chauffage brouille le signal de photopériode qui déclenche la mue.
Entre soixante et cent vingt euros la séance complète en salon pour un chien de plus de quarante kilos, bain, séchage au souffleur, débourrage et coupe hygiénique compris. Le tarif augmente si le pelage est feutré, le démêlage étant facturé au temps passé. La formule la plus économique reste l'entretien à la maison avec deux passages en salon aux périodes de mue.
Des protéines animales de qualité d'abord, car la kératine du poil en est faite, puis des oméga-3 à longue chaîne apportés par l'huile de saumon, à raison d'une cuillère à café pour dix kilos. Le zinc, le cuivre et la biotine complètent l'ensemble. Un changement alimentaire ne se juge qu'après huit à douze semaines, le temps que le poil neuf pousse.
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